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Connaître
l'auteur
Une belle carrière
Février
1948, Felix Mitterer naît dans l'Autriche d'après guerre.
Sa mère, veuve et très pauvre, est obligée de l'abandonner
à un couple d'ouvriers agricoles pour espérer lui donner
une vie décente.
Malgré un meilleur confort matériel, l'enfance de Felix
Mitterer est loin d'être facile. " En fait, j'ai grandi en
plein 19e siècle ; après la guerre, à la campagne,
c'était encore le 19e siècle. ", déclare-t-il
lors d'un entretien avec Christine Gabl à Innsbruck en décembre
1989.
Il se réfugie alors dans la lecture : " La plupart des gens
pensaient que lire rendait imbécile, qu'on n'en avait pas besoin.
Moi je me cachais, je faisais l'école buissonnière. J'allais
à l'école communale, à une heure de marche à
peu près. Je me glissais à gauche de la route et me réfugiais
dans une grange où je me dissimulais dans le foin pour lire ; puis
je rentrais. Le lendemain, je racontais à l'instituteur que j'avais
dû travailler à la ferme. "
Dans les années 1970, après un échec à l'Ecole
d'Instituteurs, il travaille aux Douanes et commence à écrire.
Sa première pièce sera radiophonique (" Pas de place
pour les crétins ", ORF, 1970). C'est alors de début
de sa carrière. Il publie des nouvelles, des romans et de nombreuses
pièces de théâtre.
En 1977, il transforme sa première pièce radiophonique en
pièce de théâtre et la crée, tenant lui-même
le rôle d'un handicapé mental. Depuis son uvre a franchi
les frontières de l'Est et il est reconnu comme un véritable
écrivain.
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Une écriture proche du public
" ... La plupart de mes pièces
sont écrites en dialecte. Pour être plus précis :
dans le langage familier. Le dialecte, c'est encore bien autre chose.
Chez nous, au Tyrol, il existe, je ne sais pas moi, cent dialectes, un
différent dans chaque vallée, dans chaque village ou presque.
Le langage familier du Tyrol, donc, puisque mes sujets proviennent de
la terre et que mes paysans ne parlent pas l'allemand littéraire,
la langue de la culture. Le langage familier même lorsqu'une pièce
se passe dans des contrées et des époques éloignées
et doit pourtant rester proche de nous, comme par exemple " Stigma
" (Stigmates) et " Die Wilde Frau " ( La Femme sauvage)
qui se déroule dans la forêt d'un domaine légendaire,
dans des temps antérieurs, et qui pourtant se passe aujourd'hui
et toujours parce qu'elle a valeur universelle... C'est ainsi que ces
pièces finissent par sortir du pays, malgré tout. Autrement,
si tout était limité à la région, elles resteraient
coincées ici. Elles contiennent beaucoup d'éléments
de notre ancienne langue tyrolienne qui était fort belle. Cette
société paysanne surtout, tellement ancrée dans la
nature puisqu'elle travaille et vit avec la nature, a su trouver de magnifiques
métaphores pour les choses les plus diverses et créer des
images, ne voulant ou ne pouvant dire certaines choses de manière
trop directe. Moi, bien sûr, je me sers de tout cela. Ces belles
images me réjouissent énormément
"
Extraits d'un entretien avec Gunna Wendt, dans " Literaturclub
der Jazzwelle Plus ", Munich, novembre 1989
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Article : Théâtre des
Célestins : La Sibérie
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