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Acte
I :je
te hais, donc je suis
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Dès l'ouverture, la direction
d'Evelino Pidò est magistrale. La musique est
funèbre, mais il lui impose un rythme soutenu.
Les vents évoquent les hurlements de la burle sur la lande
désolée. Les cordent feulent comme des fantômes,
leurs pizzicati tintent comme des chaînes.
En quelques mesures, le décor est planté. La campagne
écossaise, dans tout ce qu'elle a de plus lugubre est
juste là, devant le public.
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Le rideau se lève
; la scène, nue et noire, surprend le spectateur. Du fond,
noyés dans les ténèbres, émerge un groupe
de highlanders. Pour tromper l'ennui, ces farouches chasseurs
écossais complotent contre leurs ennemis séculaires.
Pendant tout le premier acte, les acteurs évoluent ainsi,
en équilibre, au bord d'un abîme de ténèbres
; un abîme annonciateur de la folie et la mort
Entre Henri Ashton. Il confesse à son homme de main
sa haine pour Edgar Ravenswood, dont Lucie, sa sur,
s'est éprise ; Ludovic Tézier - un " artiste
maison " puisqu'il a fait partie de la troupe de l'Opéra
National de Lyon - est brillant, malgré certains excès
de jeu dus à la mise en scène.
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Lucie
et son frère, Henri
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Vient, ensuite, Arthur
Bucklaw à qui Henri à promis la main de Lucie
Marc Laho, le titulaire du rôle, est un ténor tout
à fait convaincant. Les trois homme jurent de séparer
Lucie et Edgar pour la marier à Arthur
Les scènes 4 et 5 sont un pure régal : Natalie Dessay
fait son entrée et chante son amour pour Edgar. Elle
est enveloppée d'un halo de chaude lumière qui la
protège des ténèbres.
Enfin, c'est l'entrée d'Edgard - Roberto Alagna. Il apprend
à Lucie qu'il doit partir pour la France.
Les deux amants se jurent alors fidélité et - symbole
de cet engagement - s'échangent leurs anneaux. Le duo
entre Dessay et Alagna est époustouflant.
Le rideau tombe. Première ovation.
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Acte II : je complote donc je suis.
Acte III : je te tue donc je suis.
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A
l'Opéra
National
de Lyon


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