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Mahler aux
Chinois
Avec
deux concerts en marge d'Ariane à Naxos, l'Opéra
de Lyon offre aux amateurs de musique classique deux bonnes raisons
de se dégourdir les oreilles.
Mardi 26 février, des extraits de Haendel
et de Purcell mettent à l'honneur le chant. Et plus
particulièrement le chur de l'Opéra dont les
apparitions et la mise en avant sont toujours un grand moment d'émotion.
Jeudi 28, avec le Chant de la terre de Gustave Mahler, autre
style, autre plaisir. Certes, on retiendra les participations du ténor
Jon Villars - probablement remplacé par Howard Haskin -
et de la contralto Daniela Denschlag. Mais, on ira surtout, apprécier
- une fois n'est pas coutume - la maestria du chef d'orchestre, Ivan
Fischer, dont les apparitions entre Rhône et Saône sont
encore trop rares
Un peu de chauvinisme ! Lyon
est la seule ville de Province à disposer de deux orchestres
nationaux. Souvent occulté par les chanteurs qui viennent se
produire sur la grande scène de l'Opéra, l'orchestre de
l'Opéra National de Lyon, n'a rien a envier à son ainé,
l'Orchestre National de Lyon en résidence à l'Auditorium.
Avec le Chant de la Terre de Gustave Malher, l'orchestre sort
de la fosse et monte sur scène. Dirigé par Yvan Fischer,
cette symphonie mâtinée d'orient devrait ravir le public.
Carrefour du symphonique et de la poésie
chinoise.
Véritable
ode à la nature, le Chant de la Terre est une uvre
originale. Originale par son inspiration. Mahler la puise dans la poésie
chinoise. Originale par l'écho qu'elle trouve en lui. La
mélancolie de cette symphonie renvoie aux affres d'un homme malade
dont la fille vient de mourir. Originale par ses contrastes. La beauté
de la nature et l'ode qu'elle lui offre tranche avec la brièveté
de la vie de l'homme. Sa solitude aussi.

Yvan Fischer à la baguette
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Plus
que Mahler et cette symphonie, c'est Yvan Fischer qu'il faut
aller écouter.
A l'instar des grands cuisiniers, il imprime à l'orchestre
une touche personnelle. Une patte qui rehausse même
les morceaux les plus fades
Qui plus est, Malher est l'un
des compositeur que le Directeur musical de l'Opéra National
de Lyon connaît le mieux. Une soirée prometteuse.
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Les
tribulations d'une contralto et d'un ténor... en chine
La présence d'Yvan Fischer
ne doit pas faire oublier les deux solistes, Daniela Denschlag,
la contralto, et Jon Villars, le ténor.
La jeune allemande est en résidence à l'Opéra pour
cette saison. Pour une fois, elle sort de son éternelle rôle
de Dryade ! Rôles qu'elle a tenus dans Russalka et Ariane
à Naxos.
Jon Villars devait, lui aussi, être dans Ariane a Naxos, la dernière
production de l'Opéra. Au dernier moment, c'est Howard Haskin
qui l'a remplacé. Sans doute, en sera-t-il de même pour le
Chant de la Terre. Voilà de quoi passer une soirée sympathique
.
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Julien Berthet
Crédit Photos :
Gérard Amsellem / Opéra National de Lyon
A l'Opéra de Lyon
1, place de la comédie
Lyon 2ème
M° Hôtel de Ville
Renseignements : 04 72 00 45 45
www.opera-lyon.org
Le Chant de la terre
Orchestre de l'Opoéra
National de Lyon
Direction musicale : Yvan Fischer
Jon Villars : Ténor
Daniela Denschlag : Contralto
Jeudi 28 février 2002 à 20 h 00
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A
l'Opéra de Lyon



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