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Quand
l'Opéra se met en scène
Du 22 février au 11
mars. Sur la route de Naxos (une île grecque
), Ariane
fait une halte à Lyon et pose ses valises sur la scène de
l'Opéra. Avec Strauss, Ivan Fischer s'attaque à un opéra
allemand du XXe siècle. C'est une partition difficile, pour
l'orchestre, comme pour le public.
Plus difficile que les opéras italiens du XIXe, surreprésentés
ces dernières saisons dans le programme de l'Opéra National
de Lyon. Une oeuvre difficile donc, mais la mise en scène débordante
de créativité et la distribution de grande qualité
en font un spectacle à voir.
Un opéra sur l'Opéra...
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Deux
parties autonomes composent " Ariane à Naxos ".
Un long prologue suivi d'un seul et unique acte.
Le prologue. Il présente les déboires d'un jeune compositeur
qui vient de livrer un opéra très sérieux -
"Ariane à Naxos" - à un riche commanditaire.
L'uvre est trop lourde. Ce dernier, pour l'alléger,
veut mutiler la partition et intégrer des bouffonneries au
drame... Scandale !
C'est ainsi que Richard Strauss met en musique la vieille querelle
entre les tenants de l'opera seria et ceux de l'opera bouffa.
Ce faisant, il se moque à la fois du "grand" opéra
allemand et de l'opéra comique italien.
La deuxième partie d'Ariane, un acte unique, est la représentation
de l'opéra dont il a été question dans le prologue.
Ariane, abandonnée sur l'île de Naxos
par Thésée, pleure sur son sort. Brutalement, ce sommet
de tragédie est interrompu par l'intervention des personnages
de la Commedia dell'arte qui tentent de dérider Ariane.
Finalement, le dieu Bacchus échoue dans cette île
du bout du monde. Il séduit Ariane. Lui rend le goût
de la vie. Et l'emmène sur son navire.
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Crédit Photos :
Gérard Amsellem / Opéra National de Lyon
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Opéra
de Lyon


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