Des
Subsistances qu'a t-il envie de faire ?

Est-il
d'accord quand on lui dit que le lieu est parfois mal compris, que le
public - artistes inclus - ne sait pas réellement ce que l'on peut y
trouver, ni ce qu'il peut apporter ?
Il est surpris ; c'est un mal entendu qui le dérange : " les Subsistances
ne sont pas un lieu - lieu au sens primaire du terme - qui accueille
les artistes ". Entendons par là, que tous ne pourront pas s'y installer,
car, la volonté n'est pas de louer des mètres carré mais d'établir un
échange, une communication entre les uns et les autres, entre artistes
et équipe des Subsistances, entre artistes et publics.
Les
Subsistances sont une passerelle et les publics sont pluriels.
C'est
essentiel. C'est leur âme, ce qui fait ce qu'elles sont, et qu'elles
deviendront, de plus en plus, l'illustration d'une invitation permanente.
Klaus Hersche a pour souci majeur d'étendre le plus largement possible
le champ d'action des Subsistances. L'écoutant, on se dit que tout lui
est prétexte. Tout est susceptible de bonifier le lieu. Il est particulièrement
attentif à aux difficultés de développement des structures culturelles;
les quartiers d'affaires leur sont un environnement trop austère, il
les accueillera volontiers aux Subsistances, accueillant de même l'effervescence
qu'elles génèrent.
Illustration de cette fougue bien particulière qui l'habite ; une fougue
tranquille, assurée qui nous donne l'impression qu'à travers chaque
rencontre, il œuvre pour inscrire sur ces berges de Saône vie et dynamisme.
Le projet artistique des Subsistances répond à une préoccupation toute
simple : permettre aux artistes de développer leurs propres projets
dans leurs disciplines relatives.
Temps et espace pour se réaliser. Temps et espace pour comprendre que
nul n'est enfermé dans une cellule, particulière et définie, que le
propre de l'art est la rencontre.
"
Les Subsistances sont un luxe nécessaire pour une société qui de plus
se perd dans le particularisme".
Aucun
code de comportement, lieu, jamais, réservé à un certain nombre, ou
pire, à un certain type d'individus. Par contre, Klaus Hersche le dit,
l'affirme et le souligne, les Subsistances privilégient les artistes
qui font preuve d'un certain courage, ceux qui osent remettre en question
ce qu'ils font, qui ont une certaine générosité. Ce sont avant tout
des jeunes artistes, mais Klaus Hersche préfère parler d'artistes en
début de parcours parce qu'il n'y existe pas de définition générique
à l'artiste ; ce qui importe " c'est la fraîcheur de se poser des
questions ".
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